Serial galerie

Double dutch

Denis Darzacq,

2006

 

Photographie couleur,

épreuve numérotée signée

 

Tirage jet-d'encre pigmentée

sur papier photographique perlé

40 X 40 cm, 5cm bord tournant

Format fini 50 x 50 cm

 

Edition à tirage limité

à 25 exemplaires


non encadrée


800,00 €

DD-6







« Désirs, violence, pudeur, timidité, absence, amitiés, fêlures, gestes singuliers 

ou stéréotypés : c’est un beau travail, sensible et fragile. » Darzacq est un jeune 

homme bouillonnant qui cherche à voir « comment on agit seul, en groupe ou 

en société » (…) Il cerne formidablement ces codes relationnels, qui sautent 

d’autant plus aux yeux que le photographe élimine toute scorie anecdotique. 

Il ajoute : « J’aurais pu appeler mes images « Nike » ou « Adidas » tant les 

jeunes sont transformés en hommes sandwiches. Darzacq, qui a également 

travaillé à Angers, Nancy, Rouen, ou Biarritz, assimile cette standardisation à 

l’uniformisation des villes françaises. »

MICHEL GUERRIN, LE MONDE, SEPTEMBRE 2000

 

 

C’est avec la série La Chute que Denis Darzacq a accédé à une large 

reconnaissance internationale.

En 2003, au moment de la guerre du Golfe, le photographe s’est rendu en 

Algérie pour faire un reportage sur des danseurs algériens de hip hop, qui 

répétaient un spectacle organisé par deux compagnies de danse française 

pour une tournée internationale. Les jeunes garçons, concentrés sur l’effort, 

savaient que cette sélection pouvait marquer un tournant de leur histoire 

en leur permettant de voyager. Plus tard, en revenant sur ses photos, le 

photographe s’est trouvé frappé par l’image des jeunes en suspension 

dans l’espace. Poursuivant le motif de l’évolution des corps dans l’espace 

urbain, il a alors demandé à des danseurs et sportifs d’effectuer des 

sauts devant des fonds qu’il avait repérés, et dans un cadre qu’il avait 

préalablement composé. 

Rien de faux dans ces scènes, saisies à un instant qui a bien existé, pas 

de fiction, nulle retouche ni trucage. Pris dans des cours d’immeubles ou 

des rues du dix-neuvième arrondissement parisien, de Nanterre et Biarritz, 

ces jeunes ne jouent que leur propre rôle et se contentent d’effectuer des 

sauts dans un décor urbain moderne. Le photographe prend des images, 

n’intervenant que pour donner quelques indications de mouvement. 

Pourtant, au moment où le saut se produit, l’aléa et la force de gravitation 

font leur entrée. Saisis en plein vol, ces personnages s’échappent alors 

de leur histoire, et ne sont pas sans rappeler la Chute d’Icare par Nicolas 

Poussin ou le Saut dans le vide d’yves Klein, bien que les mouvements 

des corps puissent aussi évoquer des productions issues de la culture 

populaire comme le film Matrix, les comics et les Super Héros. 

« Très pures, évitant aussi bien la pose habituelle du genre que la 

description, ces photographies qui mettent en valeur la performance 

physique dans sa perfection, mais aussi dans ses déséquilibres, mêlent 

une incroyable énergie au sentiment de la possible perdition. De fait, ces 

corps en apesanteur, qui ne sont jamais accompagnés d’ombre portée, 

deviennent des révélateurs de l’espace urbain. »

CHRISTIAN CAUJOLLE, 2007

 

« Quand l’ascenseur social est en panne, il faut savoir rebondir. Entre 

l’envol et la chute, l’homme parachuté dans la cité apprend à maîtriser sa 

trajectoire. A la matière brute de l’architecture, il oppose l’élasticité de son 

corps et de ses désirs. Cet exercice de gravitation en appelle à une stricte 

discipline, mais ce n’est pas celle acquise sur les 

bancs de l’école. Après les émeutes de l’automne 

dernier, le photographe Denis Darzacq a réalisé 

quinze de ces photos périlleuses qui disent, à froid, 

les turbulences et la vie en équilibre précaire. » 

NATACHA WOLINSKI, BEAUX-ARTS MAGAzINE, JUIN 2006

 

C’est avec la série La Chute que Denis Darzacq a accédé à une large 
reconnaissance internationale.
En 2003, au moment de la guerre du Golfe, le photographe s’est rendu en 
Algérie pour faire un reportage sur des danseurs algériens de hip hop, qui 
répétaient un spectacle organisé par deux compagnies de danse française 
pour une tournée internationale. Les jeunes garçons, concentrés sur l’effort, 
savaient que cette sélection pouvait marquer un tournant de leur histoire 
en leur permettant de voyager. Plus tard, en revenant sur ses photos, le 
photographe s’est trouvé frappé par l’image des jeunes en suspension 
dans l’espace. Poursuivant le motif de l’évolution des corps dans l’espace 
urbain, il a alors demandé à des danseurs et sportifs d’effectuer des 
sauts devant des fonds qu’il avait repérés, et dans un cadre qu’il avait 
préalablement composé. 
Rien de faux dans ces scènes, saisies à un instant qui a bien existé, pas 
de fiction, nulle retouche ni trucage. Pris dans des cours d’immeubles ou 
des rues du dix-neuvième arrondissement parisien, de Nanterre et Biarritz, 
ces jeunes ne jouent que leur propre rôle et se contentent d’effectuer des 
sauts dans un décor urbain moderne. Le photographe prend des images, 
n’intervenant que pour donner quelques indications de mouvement. 
Pourtant, au moment où le saut se produit, l’aléa et la force de gravitation 
font leur entrée. Saisis en plein vol, ces personnages s’échappent alors 
de leur histoire, et ne sont pas sans rappeler la Chute d’Icare par Nicolas 
Poussin ou le Saut dans le vide d’yves Klein, bien que les mouvements 
des corps puissent aussi évoquer des productions issues de la culture 
populaire comme le film Matrix, les comics et les Super Héros. 
« Très pures, évitant aussi bien la pose habituelle du genre que la 
description, ces photographies qui mettent en valeur la performance 
physique dans sa perfection, mais aussi dans ses déséquilibres, mêlent 
une incroyable énergie au sentiment de la possible perdition. De fait, ces 
corps en apesanteur, qui ne sont jamais accompagnés d’ombre portée, 
deviennent des révélateurs de l’espace urbain. » CHRISTIAN CAUJOLLE, 2007
« Quand l’ascenseur social est en panne, il faut savoir rebondir. Entre 
l’envol et la chute, l’homme parachuté dans la cité apprend à maîtriser sa 
trajectoire. A la matière brute de l’architecture, il oppose l’élasticité de son 
corps et de ses désirs. Cet exercice de gravitation en appelle à une stricte 
discipline, mais ce n’est pas celle acquise sur les 
bancs de l’école. Après les émeutes de l’automne 
dernier, le photographe Denis Darzacq a réalisé 
quinze de ces photos périlleuses qui disent, à froid, 
les turbulences et la vie en équilibre précaire. » 
NATACHA WOLINSKI, BEAUX-ARTS MAGAzINE, JUIN 2006

 

« Denis Darzacq se joue de la pesanteur des corps en les opposant à des 

environnements ordinaires dont il nous donne une lecture désenchantée. 

Il demande à de jeunes danseurs de se jeter à corps perdu et s’attache à 

suspendre l’instant, juste avant le contact avec le sol. Les corps tombent 

ainsi, indifférents à leur propre chute. »

LAURENT ABADJIAN, TéLéRAMA, 6 AOûT 2008

 

« Habitué depuis plusieurs années à observer les codes auxquels les jeunes 

gens font appel pour habiter physiquement les villes et leurs banlieues, 

l’œil du photographe s’est trouvé irrésistiblement attiré par les casques des 

jeunes cyclomotoristes Thouarsais. Plus précisément, c’est l’importance 

accordée par ces jeunes usagers de la route à ce qui s’impose davantage 

comme parure casquée que comme équipement de sécurité, qui a retenu 

son attention (…). Paradoxalement, ces casques hermétiquement fermés 

ont pour effet de renforcer l’identité de ceux qui les arborent fièrement, 

tout en dissimulant leur visage. Le cadrage des photos exprime clairement 

l’affirmation d’une autre individualité que celle de l’état-civil. » 

JEAN-LUC DORCHIES, 2008

 

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